« Bonne année bon anus!»

Pierre-Jean Doriax a lui aussi fêté le nouvel an, dans la torpeur et la nostalgie de la monarchie constitutionnelle. Car pendant qu’il mangeait sa bûche Auchan, Ségolène se faisait rôtir au Maroc: Démocratie vous avez dit ?

Maroc n’roll

Comment? Vous n’êtes pas au Maroc? Peut-être avez vous préféré rester en France avec les gueux pour profiter des soldes? Mais si les soldes! L’épilepsie des grotesques qui exultent aux vitrines du bonheur… l’onanisme en chœur des velléitaires esclaves sous torpeur programmée… la danse de Saint-Guy des hébétés ébaubis prétentieux… le tsunami des involutions dans l’inertie et dans la chiasse sans lyrisme.
Alors que le Maroc, messieurs mesdames, est la seule et vraie destination où tout est moins cher tout le temps. Il est une tradition chez les gens de la haute d’y prendre leurs quartiers d’hiver pour se réchauffer les miches. « The place to be » comme disent les demeurés. Y convergent les élites françaises bedonnantes et satisfaites pour frétiller en chœur avec le gratin des stars, les nouilles narcissiques de la télévision, les cancrelats thuriféraires de la pensée unique et autres hyènes magouilleuses du sérail. Avachis toute viande triomphante, le cuir tanné de cynisme, de vulgaires avatars de Gide avec un cigare au bec contemplent le crépuscule sur la mer. Ils se demandent s’il faut encore et avec quelle manière enculer le petit Bédouin.
Température et gouvernance mafieuse

Pour nous autres restés en France, il faut affronter le froid cinglant comme de solides gaillards et lorsque l’on s’adonne à quelques infamies sodomites c’est par nécessité unique d’affronter les éléments déchaînés dans la plus stricte tradition païenne. Le plaisir est une notion oubliée dans les contrées où le climat dicte sa loi hostile, alors que oui bien sûr la langueur créole, la douceur de vie méditerranéenne…
Chirac, B.H.L, Strauss-Kahn, Mitterrand, Sarkozy, Ségolène et les autres n’ont qu’à se faire bistrer le teint et lustrer ce qu’ils veulent, moi j’y vais pas dans leur camp de vacance où la viande cuit dans l’oppression. Rien à foutre de l’ordre jouisseur les pieds dans le sable et la tête dans le climatiseur! J’irai pas comme toutes ces buses hédonistes me prélasser dans un Riyad construit grâce à l’argent de la drogue des banlieues. Ça pue le français et son pognon, le Ma-rococo. Pas sûr qu’un blédard lambda puisse encore s’y acheter un bout de terrain au milieu de tous ces foutus retraités qui sortent leur fric de France.
C’est parce qu’on manque de soleil et qu’on gèle en hiver que la démocratie fut développée en Europe du Nord. La démocratie, ce truc chiant et improbable est naturellement liée aux conditions de vie qui s’inscrivent dans une recherche et une lutte perpétuelle. Sous la chaleur écrasante et étouffante de l’Afrique, l’insémination suprême de la patrie par le père unique de la nation crève tous les ridicules. Dans le même temps nos pauvres démocraties dites tempérées se délitent, exsangues, en népotisme.
Longue vie au bien commun

Ah mais ça va pas être facile de s’en extirper de cette spirale de l’échec et de l’autodestruction programmée. Tant qu’on aura pas colonisé Mars, moi je dis qu’on ferait mieux de se tenir à carreau sur cette planète! Quand on a la tête exclusivement tournée vers son cul, vers son plaisir, vers la satisfaction immédiate de besoins fallacieux,on avance à l’envers. Le phénomène n’est pas nouveau sous nos cieux.
Le défi de l’inconscient collectif français nous vient certainement du premier roi de France Clovis et de son habile conversion au christianisme. C’est lors de ce baptême resté célèbre que l’évêque Saint-Rémi lui dit : « Courbe la tête, fier Sicambre ; adore ce que tu as brûlé et brûle ce que tu as adoré ». Acte fondateur qui en dit long sur l’éternel paradoxe français. Les voici les origines de notre stupide schizophrénie : la destruction de l’idole est devenu un mécanisme inconscient. Vous saupoudrez là dessus quelques vieilles vénalités mesquines, une servilité absolue bouffie de haines réciproques, de l’alcool et du spectacle social et le voilà… le français… On aime tellement détester que l’on finit par adorer ce que l’on déteste! Vive Saint Rémi ! Vive le RMI! Vive Samy Naceri ! Et bonne année 1943 !

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