Vaincus, irradiés, bluffés … mais contents !

Ils sont des peuples marqués à jamais par la défaite. Des peuple pour qui perdre est devenu une tentation irrésistible, pour qui le vaincu sera toujours plus aimable que le vainqueur. Le Français est de ceux-là. En France, on ne respecte que les vaincus, les martyrisés, les sacrifiés : l’acrobate sur sa croix et tous les saints, Vercingétorix à Alésia, Jeanne d’arc sur le bûcher, Henri IV assassiné,  Napoléon à Waterloo, toutes les occupations depuis 1815, la perte de l’Alsace-Lorraine, l’écrasement de la Commune,  le malheureux Dreyfus, le pauvre Jaurès, la trahison de Mers El Kebir, le sacrifice de Bir Hakeim, Dien Bien Phu, Raymond Poulidor, les trahis de l’Algérie…

Vaincus

Dans l’inconscient collectif national tout ce bazar pèse plus lourd que Gergovie, Bouvines, Valmy, Austerlitz ou encore la victoire de l’équipe de France de football en 1998. Que l’on se soit bricolé une idéologie des droits de l’homme, que l’on se fasse un devoir d’humanité d’accueillir tous les demandeurs d’asile de la terre, qu’on adore l’Abbé Pierre ou le Dalaï lama, qu’on rigole toujours en regardant La grande vadrouille ou qu’on pleure en regardant Des hommes et des Dieux, tout cela est bien révélateur d’un réflexe de vaincus, de puissance en berne et donc dans une certaine mesure du renoncement français. Le fait de lâcher une bombe sous commandement américain de temps en temps n’y change rien !

Insulaire + Nucléaire = Insucléaire

Et souvent les vaincus ça donne quoi ? Des exilés, des fuyards, des déportés, des persécutés, des insulaires perpétuellement en lutte avec l’Histoire et les éléments, condamnés à en être les dominants ou les victimes : Haïti, Cuba, Royaume-Uni, Islande, Japon, Australie, États-Unis… et pourquoi pas Israël qui n’étant pas réellement une île ressemble quand même beaucoup à un îlot. Et d’abord qu’est-ce qu’une île? C’est un endroit étrange, émergé, attendu, espace de craintes, de possibles, de fantasmes… bref c’est un truc monstrueux un peu comme dans la célèbre série LOST.

Le destin des insulaires est de s’étendre et/ou de subir les foudres du divin courroux et de l’environnement hostile. La tragédie nucléaire que vient de rencontrer à nouveau le Japon est un artefact moderne de ce schéma fondateur, mythologie des origines. Depuis Descartes, l’homme occidental se présente comme le maître de la nature. Au Japon, l’homme est le serviteur et le locataire de la nature. A ce prix là, il n’est pas certain que le bail soit renouvelé. Le tsunami faisait 17 mètres de hauteur et le mur censé l’endiguer 12 mètres, c’est comme cela que tout a commencé.

Plus fort que la peur de Dieu ou qu’un mirage démocratique, j’ai comme dans l’idée qu’une bonne catastrophe nucléaire met tout le monde à égalité.

Le joueur

La gouvernance mondiale est à l’image du jeu dominant, le poker. Qu’est-ce à dire ? Les caractéristiques du poker sont violence, bluff, pression, manipulation, ambiguïté stratégique. Nos vieux dirigeants corrompus sont des joueurs de poker.  Si l’on en croit ce suceur de cigares tordus de Jacques Lacan, on se définit par la négation.  A cet égard,  il apparaît que la jouissance secrète du joueur c’est de reculer au maximum le moment où il va perdre.

Les conséquences irrémédiables des catastrophes nucléaires sur le très long terme s’appliquent aussi à ce principe. Reculer le moment où l’on va perdre le pouvoir ou bien reculer le moment où le monde sera précipité dans le chaos, c’est donc cela la jouissance des puissants et c’est là notre horreur. Certainement voudraient-ils que ce fut aussi notre honneur.

Les grands argentiers filous aux manettes se disent comme Sardanapal : après moi le déluge. Quant aux démiurges de l’économie mondialisée, ils se demandent pourquoi est-ce que ce monde devrait leur survivre. Si vous ne vous posez pas cette question c’est que vous n’êtes pas fait pour être dirigeant. Vous pouvez alors être professeur de philosophie, alter mondialiste, écolo responsable ou bien à l’instar d’Homer Simpson bosser dans une centrale nucléaire pour nourrir votre famille.

En attendant la fin du monde et à part cela, tout va très bien Madame la marquise …

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Farandole d’explorateurs ravis et de chercheurs perdus

Le compositeur russe Nicolaï Rimski-Korsakov, auteur du célèbre Vol du bourdon, disait à propos du génial et exceptionnel compositeur français Claude Debussy : « Mieux vaut ne pas l’écouter, on pourrait s’habituer et on finirait par l’aimer ».
C’est comme la ritournelle démocratique qui résonne en chœur discontinu du bassin méditerranéen jusqu’en Iran… On finirait par l’aimer et ne plus savoir où passer ses vacances.
Notez au passage que le papa de Debussy, ancien militaire, fut un héros de la Commune de Paris. La Commune qui est l’idéal insurrectionnel de chaque français qui se respecte.
Vieille crapule bourgeoise

Tunisie, Algérie, Égypte, Libye, Nord Soudan, bientôt Yémen, Jordanie, cette trainée de poudre qui parcours la région, c’est un peu la deuxième émergence des pays non alignés, les fièvres révolutionnaires des années 1960 remises au goût du jour, le goût du changement, de la liberté, de l’autodétermination des peuples.
« L’histoire a plus d’imagination que les hommes » nous assène Marx, cette vieille crapule bourgeoise ne croyait pas si bien dire. On espère plein de petits Nasser, de Lumumba et de Sankara pour l’Afrique en réappropriation… Il faut une génération pour accoucher d’un changement c’est mathématiquement démographique et lié au niveau de conscience.
Saucisse de M6

La jeunesse du Maghreb nous donne une leçon vivante sur l’appétit de saine gouvernance, d’éducation, de démocratie sociale dont toute nation doit se prévaloir. Depuis le Conseil National de la Résistance, la France n’a plus rien essaimé de la sorte. Pesants sont nos hommes politiques et nos institutions liberticides, lourde est notre époque de bêtises et de procédures. Nous manquons désespérément de gaité, de légèreté, de grâce, d’esprit, de lyrisme, d’audace, de générosité, de projets collectifs, de socio-cratie.
Pendant que des nations jeunes se prennent en main, résistent, s’organisent, se questionnent, la jeunesse française rêve d’accession à la propriété. D’autres cherchent un stage à vie ou une occupation périphérique type guetteur de flics dans le ghetto. D’autres encore rêvent au titre de guignol Endemol, de trublion Canal + ou de saucisse d’M6.
Et en France, on se cherche...
Essayons de comprendre, ils veulent quoi en France? Ils en savent rien! La gauche saumon? La droite caviar? L’extrême droite gigot? L’extrême gauche merguez?  Le centre steak à cheval ? La monarchie des fins de race? Sarkozy en Empereur? La Sociale? Les Phalanstères? La guerre civile électorale? Arthur en dictateur? Les Jésuites avec Fillon? La Proportionnelle? La Jacquerie? Démocratie directe? Le suffrage censitaire? Robespierre? Euro Million? Super loto? Le grand Mogol?
Ils ont tellement tout salopé que tout ce qu’ils toucheront sera de même, dégueulasse, ordure en deux jours. Ils veulent rester carnes, débraillés, pagayeux, vermines,  biberonneux car ils n’ont pas d’autre programme que de pousser un caddie chez Leclerc ou un rot devant TF1. Et puis surtout revendiquer leur « droits » tandis que l’élite, mijotant fumier de secret, les mène au tombereau.
Un pays ça finit en droits, en droits suprêmes, en droits à rien, en droits à tout, en droits de jaloux, en droits de famine, en droits de vent… un pays ça finit aussi en philosophes, en psycha-neuneu et en observatoires.
On ne compte plus les observatoires : de la pauvreté, délinquance, temps partagé, mail, termites, qualité de l’air interne, bruit, odeur, PACS, drogue, racisme, mondialisation, invertébrés, démocratie, zone urbaine… Et bien sûr il y a un  observatoire des observatoires.
Les hautes autorités sont légions : Hadopi, Halde, santé, administration, marché financier, jeux en ligne, nucléaire … et autres commissions à la composition douteuse ou organes de médiation aux statuts hybrides qui donnent le tempo des communications gouvernementales.
Et enfin le dernier machin à la mode, le panzer de la pensée unique, le blockhaus de l’idée géniale, le zeppelin du vivre en commun futur, j’appelle le « think tank ». Quel merveilleux concept, un réservoir de pensées ! On commence toujours par mettre les idées en boîte avant d’y mettre les gens…
Coup de grâce

Les nations ne vont pas mourir parce que leurs hommes d’État sont nuls, leurs gouvernements trop cupides, trop ivrognes, lâches ou décadents, leurs ministres trop prétentieux. Elles ne vont pas sombrer car devenues trop arrogantes et capricieuses, sursaturées de richesses et d’inégalités. Une nation prolifique et ardente se relève admirablement des plus grands torchons militaire, des plus cruelles occupations mais toujours à la condition mystique de demeurer fidèle à travers victoires et revers au même groupe. Celui qui la fit triompher.
Où sont nos vainqueurs, nos exemples, nos grands hommes préoccupés uniquement du bien commun ? Les français bredouillent dans l’ignorance de leur parole, de leur message.
Un pays de carton enclose populace de fous, braillant brelan d’énergumènes, furieux à carcans, gâteux, séniles, gladiateurs pour le show, perdus de discours et de drogues, acharnés après leurs décombres, psychopathes voués à mort, à s’étriper tous…Que la foudre frappe cette horreur. Toute débâcle est un coup de grâce.
Trust

Si d’aventure vous décidiez d’ériger des « barricades » et de pavoiser vos rêves, il faut d’abord se convaincre d’une seule chose : ne comptez jamais sur l’Armée pour soutenir le peuple français en révolte contre ses vieux dirigeants corrompus… comptez plutôt sur des anciens militaires.
« Anti-social tu perds ton sang froid
Anti-patron tu perds ton caleçon
Anti -UMP tu perds ta citoyenneté
Anti –Servier tu perds ta santé »

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«Arrête de rire ou tu vas mourir»

Depuis la fin de l’Ancien Régime Pierre-Jean Doriax trimballe son spleen dans notre démocratie où le rire est devenu conscience politique. Et ne comptez pas sur lui pour croire aux chimères pétainiste ou napoléonienne, PJ est orphelin.

Dans la tradition rwandaise, il est une malédiction que le roi (appelé mwami) saigne sur le sol national. Le roi peut être blessé lors d’une opération militaire dans un royaume voisin mais il ne doit jamais saigner sur ses propres terres. Au-delà du mysticisme ou du symbolisme, la métaphore interpelle tous les peuples qui ont traversé une guerre civile: Espagne, Cambodge, ex-Yougoslavie et justement Rwanda. Il est toujours de mauvais augures qu’un sang commun coule sur un sol commun. C’est un peu le scandale du sol contaminé.
Louis XVI au moment de monter sur l’échafaud, le 21 janvier 1793, l’avait pressenti : « je prie pour que mon sang ne retombe jamais sur la France ». Pauvre vieux capétien ! T’as fait ce que t’as pu, messire ! Nous y voilà tout groggy à supporter cette terrible prophétie marquée par le sceau infamant du régicide.
Peut-on rire tout le temps?

200 ans ça n’arrête pas l’inconscient collectif. Le problème de la mort du roi c’est que des limites ont été abolies et de ce fait les règles qui régissaient le monde. Le monde tout entier reposait autrefois sur la résignation des pauvres. Maintenant qu’il a tué le père, l’autorité, y s’en fout le pauvre. Plus question de se résigner en attendant les cieux ! L’étiquette de damné de la terre on peut plus lui en coller ! Il veut comme le bourgeois « tout en ce monde et tout de suite ». Heureusement que la modernité est là pour lui en donner de l’illimité débit, illimité crédit, instantanée satisfaction de l’impérieuse envie.
La conscience de classe c’est comme le(s) paradis : y a trop d’offre sur le marché donc ça ne fonctionne plus ! Sans compter que le bonheur aussi a été privatisé. Le soleil ne se lève plus pour les peuples, c’est chacun sa petite lumière. On est passé du concentrationnaire au pavillonnaire. Alors pour gommer la tristounette tiédeur du bidasse et l’inévitable avachissement des mœurs on décide de faire rire. D’abord rire des autres (guerres, racismes) ensuite de soi même (psychanalyse, TV réalité) et puis à la fin rire de tout (démocratie post-moderne). C’est comme ça qu’un pauvre humoriste ou qu’un rappeur illettré devient une conscience politique, par glissement presque insensible du fameux rire de tout. C’est la conséquence logique de l’extension de l’espace du rire et de la fluidification des territoires lexicaux et symboliques. La vraie question n’est pas de savoir si l’on peut rire de tout avec tout le monde, mais de savoir si l’on peut rire tout le temps? Continuer la lecture

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« Bonne année bon anus!»

Pierre-Jean Doriax a lui aussi fêté le nouvel an, dans la torpeur et la nostalgie de la monarchie constitutionnelle. Car pendant qu’il mangeait sa bûche Auchan, Ségolène se faisait rôtir au Maroc: Démocratie vous avez dit ?

Maroc n’roll

Comment? Vous n’êtes pas au Maroc? Peut-être avez vous préféré rester en France avec les gueux pour profiter des soldes? Mais si les soldes! L’épilepsie des grotesques qui exultent aux vitrines du bonheur… l’onanisme en chœur des velléitaires esclaves sous torpeur programmée… la danse de Saint-Guy des hébétés ébaubis prétentieux… le tsunami des involutions dans l’inertie et dans la chiasse sans lyrisme.
Alors que le Maroc, messieurs mesdames, est la seule et vraie destination où tout est moins cher tout le temps. Il est une tradition chez les gens de la haute d’y prendre leurs quartiers d’hiver pour se réchauffer les miches. « The place to be » comme disent les demeurés. Y convergent les élites françaises bedonnantes et satisfaites pour frétiller en chœur avec le gratin des stars, les nouilles narcissiques de la télévision, les cancrelats thuriféraires de la pensée unique et autres hyènes magouilleuses du sérail. Avachis toute viande triomphante, le cuir tanné de cynisme, de vulgaires avatars de Gide avec un cigare au bec contemplent le crépuscule sur la mer. Ils se demandent s’il faut encore et avec quelle manière enculer le petit Bédouin.
Température et gouvernance mafieuse

Pour nous autres restés en France, il faut affronter le froid cinglant comme de solides gaillards et lorsque l’on s’adonne à quelques infamies sodomites c’est par nécessité unique d’affronter les éléments déchaînés dans la plus stricte tradition païenne. Le plaisir est une notion oubliée dans les contrées où le climat dicte sa loi hostile, alors que oui bien sûr la langueur créole, la douceur de vie méditerranéenne… Continuer la lecture

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« Un Noël aux colonies »

Menu du jour: de Jesus à Gbagbo en passant par Jules Ferry, tous pourris !

La voici encore ronflante et pétaradante à la vitesse d’un équipage du Grand Nord tiré par des rennes sub-smicards cette entêtante ritournelle du gloutonnant psychodrame familial : Noël ! Supercherie consumériste indissociable du plus talentueux manageur de l’époque, Jésus.
Culpabiliser pour dominer, diviser pour mieux régner

Ce grand communiquant œdipien a pensé qu’il serait judicieux de nous faire naître à l’envers: catéchisés pour l’échec, rompus à la culpabilité expiatoire, lobotomisés forçats esclaves du sérail, débarrassés de nos mystiques communes et de notre propre rythme.
Comme tous les idéologues, Jésus a fini par mourir. Finalement vendu par les siens.
« – La morale ?
- Tendez l’autre joue, le paradis vous attend. »
Depuis le suprême étatisme stalinien, je n’avais rien entendu de plus fort. Respect Jésus ! Nous fumes matraqués des siècles durant par le refoulé, le renoncement et le martyr pour extraire au final de nous une bidoche bien soumise et bien mesquine, de l’engrais pour colonisation. Désormais, il est connu que pour parfaire l’installation complète du processus de colonisation il faut faire en sorte qu’obstruction, dénigrement, étouffade, muflerie, féroce jalousie et finalement gangrène, dominent les rapports des populations concernées. Continuer la lecture

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« Chacun sa route, chacun son cancer »

Au menu du jour: Cancer et Ascension sociale.

C’est entendu. Il nous échoie le malin plaisir de recenser et d’instruire les pathologies hétérogènes et hétéroclites de notre temps à la fois au sein du luppen prolétariat somatique que des rejetons des grandes têtes molles qui nous gouvernent par mépris et par défaut depuis la malédiction de 1793.
Qui dit maladie, dit mort. C’est à dire un de ces rares sujets sur lesquels on peut plaisanter sans risquer d’affronter un procès pour diffamation ou dénigrement. Elle nous attend tous de pied ferme à un autre genre de tribunal, le genre où l’on ne peut pas faire appel.

C’est entendu. Il nous échoie le malin plaisir de recenser et d’instruire les pathologies hétérogènes et hétéroclites de notre temps à la fois au sein du luppen prolétariat somatique que des rejetons des grandes têtes molles qui nous gouvernent par mépris et par défaut depuis la malédiction de 1793.

Qui dit maladie, dit mort. C’est à dire un de ces rares sujets sur lesquels on peut plaisanter sans risquer d’affronter un procès pour diffamation ou dénigrement. Elle nous attend tous de pied ferme à un autre genre de tribunal, le genre où l’on ne peut pas faire appel.

De la théorie de l’évolution au génome

Quelques considérations historiques tout d’abord. A chaque génération son fléau, à chaque symptôme son mal, à chaque troufion sa tranchée, à chaque citoyen son assiette fiscale, à chaque bourse son plaisir, à chaque viande dépressive son adjuvant, à chaque bordel sa pute, à chaque retraite sa maison, à chaque liberté ses moyens, voilà c’est plié.

Si vous pouvez lire ce billet d’humeur c’est que vos ancêtres ont résisté à la Grande peste qui décima un européen sur deux il y a 700 ans, à une époque où faire naître les avortons n’était pas une question d’éthique. Quelle chance, quelle grâce, quel destin que d’être l’élu héritier de la loi d’airain de l’évolution ! Continuer la lecture

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« Être différent ou ne pas être pareil »

Au menu du jour: les nains et les myopathes. Bon Téléthon à tous.

Nous profitons de cette semaine consacrée par les pouvoirs publics aux handicapés, myopathes, malades, déviants et autres sujets pathologiques pour s’inscrire en faux et s’insurger en foutre devant les archétypes à valeur morale ajoutée, vendus par les médias.

Handicapé méchant comme une teigne !

La situation est excessivement simple : Des débuts de l’humanité sans texte jusqu’aux années 1930, pour les handicapés ou les personnes présentant des caractéristiques physiques hors norme c’était le cirque, la foire ou la fosse (Venus hottentote, Freak, Frankenstein). Après la seconde guerre mondiale, on retrouve des handicapés sous les traits incertains des gueules cassées mais aussi sous les traits fourbes et malfaisants de quelques super méchants restés célèbres : Double face dans Batman, Dr No dans James Bond, Dark Vador dans Star Wars ou encore Mad dans l’inspecteur Gadget ! A cette époque, on a affaire à un handicapé à l’âme sombre et sadique qui veut faire payer aux biens portants le prix de sa souffrance et solitude. Continuer la lecture

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